Si tu te demandes…


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Si tu te demandes : Où s’en va le monde?
Si la paix te semble de plus en plus compromise,
Si tu es las, et que la route te paraît longue,
Si tu trouves que trop de pierres
bloquent trop de chemins…
Ne te laisse pas couler au fil des jours
Et au fil du temps qui passe. . .
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Si la vie te semble absurde,
Si tu es déçu par trop de choses,
Et surtout par trop de gens,
Ne cherche pas à comprendre
pourquoi le monde est si malade.
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Car l’arbre bourgeonne au printemps
en oubliant l’hiver qu’il a traversé.
Car le rameau fleurit sans demander pourquoi
la nature se renouvelle sans cesse.
Car l’oiseau fait son nid sans songer
à l’automne qui viendra le déloger.

La vie doit être:.. *Espoir* parce que :
*Éternel Recommencement*…
(auteur inconnu)

 

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Au jour le jour…

Le voyageur:
 -Quel temps allons-nous avoir aujourd’hui…? 
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Le berger :
– La sorte de temps que j’aime bien ! 
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Le voyageur:
– Comment savez-vous que ce sera la sorte de
temps que vous aimez bien ? 
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Le berger:
– Je me suis rendu compte, monsieur, que je ne peux pas toujours obtenir ce que j’aime, alors, j’ai appris à aimer ce qui m’est donné, c’est pourquoi, je suis parfaitement sûr que nous allons avoir la sorte de temps que j’aime bien.

La rivière me dira de suivre son cours…
Le soleil m’invitera à vivre au jour le jour…
La lune brillera pour éclairer ma nuit…
L’étoile scintillera pour guider ma vie !

Il y a de la musique dans le soupir du roseau.
Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau.
Il y a de la musique en toutes choses…
Si les humains pouvaient l’entendre…!

La terre n’est pourtant qu’un écho des astres !
(auteur inconnu).

Promenade dans la nature…

Déposons tous nos simples petits moments de bonheur

dans la banque de notre coeur.

Nous pourrons y effectuer des retraits en cas de besoin.

Les gens les plus heureux sont ceux qui savent apprécier

les plus petites choses. On s’étonne  de ce qu’on voit rarement

et pas assez de ce qu’on voit chaque jour…

 

 

Les quatre quarts d’une vie:

Un savant faisait une promenade sur le  fleuve,
dans  une petite barque. Pour converser avec le batelier

… il lui demande:
« Connaissez-vous l’astronomie ? »
« Non, mes parents étaient pauvres, je n’ai pas étudié… »
« Dommage, vous avez perdu au moins le quart de votre vie.

Et les mathématiques? »
« Non, je sais à peine faire une addition et une soustraction… »
« Oh! vous avez perdu deux quarts de votre vie.

Alors vous savez au moins la chimie et la physique? »
Non, je ne sais rien de tout cela… », répondit-il,
triste et humble, tandis que le savant se rengorgeait.

Pendant la conversation, le vent s’était levé
la barque était sur le point de chavirer.

Le batelier demanda:
« Monsieur le savant,… savez-vous nager? » –
« Non… »

Alors, faites votre prière,
parce que les quatre quarts de votre vie sont peut-être en danger !

 

Le crépuscule…

Texte de : Sol (Marc Favreau)
l’unique et tendre poète.
Écrit peu avant sa mort.
Touchant…!

Le crépuscule :

Des fois, j’ai hâte d’être un vieux.
Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.
Ils ont personne qui les force à travailler, on veut pas
qu’ils se fatiguent.
Même que la plusssspart du temps, on les laisse pas finir
leur ouvrage.
On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée.
On leur donne leur appréhension de vieillesse et ils sont en vacances…
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Ah! Ils sont bien les vieux!
Et puis, comme ils ont fini de grandir,
ils ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup.
Ils ont personne qui les force à manger.
Alors de temps en temps,
ils se croquevillent un petit biscuit
ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre
d’arrache- pied, ou bien ils regardent pousser leur rhubarbe dans leur
soupe…
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Ils sont bien…
Jamais ils sont pressés non plus.
Ils ont tout leur bon vieux temps.
Ils ont personne qui les force à aller vite;
ils peuvent mettre des heures et des heures à tergiverser
la rue…
Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux.
On les laisse même plus marcher…
On les roule… Et puis d’ailleurs,
ils auraient même pas besoin de sortir du tout;
ils ont personne qui les attendresse…
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Et l’hiver… Ouille, l’hiver!
C’est là qu’ils sont le mieux, les vieux;
ils ont pas besoin de douzaines de quatorze soleils…
Non! On leur donne un foyer,
un beau petit foyer modique qui décrépite,
pour qu’ils se chaufferettes les mitaines…
Ouille, oui l’hiver, ils sont bien.
Ils sont drôlement bien isolés…
Ils ont personne qui les dérange.
Personne pour les empêcher de bercer leur ennuitouflé…
Tranquillement, ils effeuillettent
et revisionnent leur jeunesse rétroactive;
qu’ils oublient à mesure sur leur vieille malcommode…
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Ah! Ils sont bien…!
Sur leur guéridon, par exemple, ils ont une bouteille,
petite, bleue. Et quand ils ont des maux, les vieux,
des maux qu’ils peuvent pas comprendre,
des maux mystères;
alors à la petite cuiller, ils les endorlotent et les
amadouillent…
Ils ont personne qui les garde malades.
Ils ont personne pour les assistés soucieux…
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Ils sont drôlement bien…!
Ils ont même pas besoin d’horloge non plus,
pour entendre les aiguilles tricoter les secondes…
Ils ont personne qui les empêche d’avoir
l’oreillette en dedans,
pour écouter leur coeur qui grelinde et qui frilotte,
pour écouter leur corps se débattre tout seul…
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Ils ont personne qui…
Ils ont personne…

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